Christophe Girard, maire adjoint de Paris
“La candidature de Dati est une vacherie faite à Panafieu”
Oualid Dachraoui, le samedi 17 novembre 2007 à 05:00
L’adjoint à la culture du maire de Paris, qui devrait être numéro deux de la liste du IVe arrondissement, revient sur le bilan et les perspectives de
Bertrand Delanoë pour la campagne des municipales.
FRANCESOIR. Comment jugez-vous le bilan de l’équipe municipale ?
Christophe Girard. Le bilan du mandat est positif, un grand nombre d’engagements ont été tenus voire dépassés. On s’est engagé à réaliser 20.000 logements sociaux, aujourd’hui nous sommes à
30.000 logements financés. Auxquels il faut ajouter les 3.500 logements étudiants supplémentaires, nos prédécesseurs en avaient réalisé 321. En matière de sécurité, notre subvention accordée à la
Préfecture de Police a augmenté de 38 %. Les émissions de gaz à effet de serre ont diminué de 9 % grâce à notre politique de circulation.
Justement, Françoise de Panafieu critique fortement votre politique de la circulation et en a fait un cheval de bataille de sa campagne…
Le maire de Paris a fait de la santé des Parisiens une priorité. Les grandes villes françaises s’inspirent de nos actions. Même Bordeaux, administrée par Alain Juppé, mène la même politique que nous. On a le devoir de réduire la circulation automobile individuelle.
L’arrivée de Rachida Dati dans la campagne est-elle un handicap pour vous ?
Je pense que c’est plutôt une vacherie faite à Françoise de Panafieu. Faire venir la garde des Sceaux pour être élue sans faire campagne, c’est plutôt facile. Rachida Dati, candidate dans un quartier populaire du nord-est parisien, cela aurait été beaucoup plus intéressant. Dati repousse Panafieu trente ans en arrière, à l’époque chiraquienne. Désormais Françoise de Panafieu a une rivale qui sillonnera le VIIe arrondissement dans une grosse berline noire ministérielle aux vitres fumées et aux portes blindées !
Quelles relations le maire de Paris entretient-il avec la nouvelle majorité présidentielle ?
Les relations sont dans un rapport de forces. Nicolas Sarkozy se réjouirait de récupérer Paris. Tout sera fait pour fausser notre bilan. De plus, l’Etat doit de l’argent à Paris qui paye pour les universités, le logement, le tramway… Ce sont des missions qui relèvent aussi de l’Etat.
En 2001, Bertrand Delanoë a réalisé l’ouverture en intégrant des Verts et des communistes dans l’équipe municipale. En 2008 l’ouverture continuera-t-elle ?
Le maire de Paris annoncera, le 21 novembre, les candidats d’ouverture issus de la société civile, des entreprises et de la culture.
Et l’ouverture au Modem ?
Ce sont les Parisiens qui auront leur mot à dire dans les urnes.
Edition France Soir du samedi 17 novembre 2007 n°19647 page 6
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