Il est visiblement nécessaire de rappeler que c'est Sarkozy qui pose l'équation délirante entre Turquie et Asie mineure (par exemple lors du débat télévisé avec S. Royal: "la Turquie, c’est l’Asie mineure, ce n’est pas l’Europe"), comme une évidence. Et, à partir de ce dogme, il forge le mur imaginaire séparant de toute éternité, comme par nature, la Turquie de l'Europe. Il faut en effet de la pédagogie. Ce que nous avons fait en démontrant l'absurdité de cette pseudo-évidence, en nous plaçant du point de vue de Sarkozy qui conduit à des énormités pour peu qu'on le pousse dans sa propre "logique". Refaisons donc étape par étape ce « raisonnement » sarkozyesque :
D’où cet autre « raisonnement » :
Notre époque n'a plus d'oreilles pour la parodie, cet art de l'ironie dont les maîtres sont au XVIIIe siècle, siècle de libertés. Mauvais signe. C'est comme si l'on prenait à la lettre le passage sur l'esclavage des nègres chez Montesquieu. Voici donc, pour réduire à néant le pseudo-argument de l'appartenance de la Turquie à l'Asie mineure, un extrait de la définition de celle-ci dans le Robert des noms propres, définition à prendre, elle, au premier degré : "les détroits des Dardanelles et du Bosphore la (l'Asie mineure) séparent de la Turquie d'Europe" ... L’argument géographico-historique de l’Asie mineure ne tenant pas, il cache tout bonnement une islamophobie qui ne dit pas son nom. Et c’est cela que nous dénoncions, au second degré.
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