PARIS, 12 déc 2007 (AFP) - Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, a affirmé que l'interdiction d'accès de tous les ponts de Paris aux piétons, pour cause de promenade du leader libyen Mouammar Kadhafi, en visite à Paris, constituait à sa connaissance "une première".
"Décidément, comment comprendre un tel recours à tous les fastes de la République, 24 heures après que ce même personnage eut d'ailleurs prononcé un discours indigeste dans lequel il prétendait administrer une leçon de +droits de l'Homme+ à notre pays?", s'interroge M. Delanoë, dans un communiqué.
"Je maintiens donc, loin de tout esprit +haineux+, que cette visite suscite un malaise profond chez nos concitoyens, liée autant aux conditions de son déroulement qu'à la crédibilité des arguments officiels censés la justifier", poursuit le maire de Paris, faisant allusion à l'accusation lancée contre lui par le porte-parole de l'UMP Yves Jégo.
M. Delanoë ajoute que "pour bon nombre d'usagers de notre ville", l'interdiction d'accès aux ponts de Paris "aura engendré à la fois surprise et surtout désagréments".
Tous les ponts ont été successivement interdits aux piétons mercredi après-midi pour laisser le numéro un libyen, Mouammar Kadhafi, en visite officielle dans la capitale, se promener sur la Seine, a-t-on appris de sources concordantes.
Cette mesure a été justifiée par des "raisons de sécurité". Des CRS ont ainsi bloqué, l'un après l'autre, à raison de quelques minutes à chaque fois, chacun des ponts situés sur le trajet de la péniche du leader libyen et de sa suite, interdisant leur traversée aux piétons.
AFP
Derniers Commentaires