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Les gays infidèles et menteurs : deux nouveaux stéréotypes lancés par le ministère de la Santé à la veille de la Marche de Fiertés.
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Alexandre Marcel, un homosexuel qui a porté plainte contre X après que
l'établissement du sang français (EFS) lui a refusé de donner son sang, a été reçu au ministère de la Santé par Michel Rosenheim, l'un des conseillers techniques de Roselyne Bachelot-Narquin.
Dans le récit qu'il a fait de cet entretien à notre association et à la presse, Alexandre Marcel nous apprend que Michel Rosenheim a mis en avant le fait que l'interdiction du don de sang aux
homosexuels ne se fonde finalement pas sur le taux de prévalence au VIH de cette population, contrairement à ce qu'avait déclaré la ministre à l'Assemblée Nationale en février dernier.
Le conseiller a allégué que les homosexuels ne pourraient avoir confiance dans leur partenaire en matière de conduite à risque ou de fidélité et en a conclut que le mensonge dont sont victimes
les relations homosexuelles reste la raison fondamentale de l'exclusion des gays du don de sang.
SOS homophobie juge ces propos infondés, discriminants et insultants.
Nous aimerions savoir sur quelle base scientifique fiable, Michel Rosenheim s'appuie pour tenir de tels propos sur les homosexuels en général.
Nous demandons à Madame Bachelot-Narquin de prendre une position claire et publique sur les allégations de son conseiller et de nous re-préciser les raisons réelles de son arrêté.
Nous espérons vivement que ces propos ne sont pas la position officielle du ministère mais seulement les débordements d'un conseiller souhaitant intimider Monsieur Alexandre.
A la veille de la diffusion des films commandés par le ministère pour prévenir le suicide des jeunes lesbiennes et gays, à la veille de la marche de fiertés de Paris qui demande l'égalité réelle,
nous aimerions comprendre le message que cet entretien fait passer aux homosexuels français.
Nous tenons aussi à rappeler que le ministère avait, par la voix de deux ministres, pris l'engagement d'ouvrir le don du sang aux homosexuels et qu'après plusieurs années d'attente, s'est
rétracté sur ce point. En matière de condamnation du mensonge et de l'infidélité, cette institution semble donc ne pas avoir de leçon à donner.
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