|
|
Nouvelle agression de lesbiennes parce que l'homosexualité est un pêché ... |
Une nouvelle fois, un couple de lesbiennes a été agressé. Le rapport annuel 2009 de
SOS homophobie constatait déjà une hausse des agressions physiques contre les lesbiennes qui passaient de 6% des témoignages en 2007 à 15% en 2008.
Cette nouvelle s'est déroulée à Epinay-sous-Sénart dans la cité des Gerbaux dans l'Essonne jeudi 2 juillet. Dès leur installation dans la cité en janvier, plusieurs jeunes leur avait indiqué
qu'ils feraient partir « ces gouines » parce que « l'homosexualité c'est pêché ! ».
Après des mois d'insultes, de menaces, de harcèlement quotidien, quatre jeunes dont trois mineurs s'en sont donc pris physiquement à ce qu'ils considèrent comme des pécheresses !
Les quatre individus ont été arrêtés suite à cette agression mais ont continué à insulter les victimes à la sortie du commissariat et ont éagression té immédiatement
remis en liberté par la justice. Ce couple de lesbiennes est ainsi doublement victimes : harcelé, agressé et obligé de quitter leur logement et leur quartier puisque les jeunes agresseurs, eux,
peuvent y revenir avec un sentiment d'impunité.
Nicolas Sarkozy avait pourtant, parmi ses nombreuses promesses, affirmé qu'il remettrait les valeurs de la République au sein des cités. Pourtant, force est de constater une fois encore que ce
sont des jeunes, imbibés de discours religieux sexistes, machistes et homophobes, qui font la loi dans certains quartiers.
Où sont les valeurs laïques de la République ? Les discours et les pratiques religieuses intolérantes se développent à une vitesse inquiétante dans certaines banlieues. De multiples lieux de
cultes divers et variés se développent dans l'indifférence des autorités, épandant un terreau d'intolérance et de haine notamment vis à vis des femmes et des homosexuel-le-s.
SOS homophobie demande que la justice protège les victimes et appelle les plus hautes autorités de l'Etat à réaffirmer les valeurs laïques de la République partout sur le territoire et à ne plus
tolérer les discours discriminants et intolérants de beaucoup d'autorités religieuses.
(mon édito dans ma Webdromadaire > http://lawebdromadaire.over-blog.com/article-33815658.html)
Le chanteur Orelsan est au centre d'une polémique avec sa chanson "Sale pute" considérée comme outrageusement mysogine et homophobe.
J'avais été alertée par des féministes il y a quelques semaines, à l'occasion du Printemps de Bourges (avril 2009); elles avaient demandé aux organisateurs de le déprogrammer. La région Centre avait retiré une partie de sa subvention pour protester contre sa présence, mais le festival avait choisi de le maintenir.
Aux-dites féministes, j'avais suggéré, plutôt que d'interdir ("censurer" ?) l'artiste, s'il voulait prouver qu'il n'était pas ce qu'on lui prêtait, qu'il s'exprime clairement contre la violence, voire, mieux, d'offrir une partie de ses droits d'auteur à une association de lutte contre les violences faites aux femmes.
Mais plus rien. Orelsan s'est accommodée de cette publicité bienvenue. Qui le connaissait avant ?
Mais les choses rebondissent aujourd'hui et même s'enveniment pour dépasser le clivage droite/gauche : tandis que l'ancien ministre de François Mitterrand, Jack Lang soutient l'artiste tout comme L'UMP Frédéric Lefebvre, Christophe Girard, l'adjoint socialiste de Bertrand Delanoë a demandé de retirer ses disques de ses bibliothèques parisiennes, soutenu par Ségolène Royal qui aurait fait pression auprès des organisateurs des Francofolies qui ont se sont senti contraint de déprogrammer le chanteur. Et pour créer encore plus le trouble, la Ligue des droits de l'homme s'était opposée au retrait des bibliothèques parisiennes, en y voyant une «censure» (lire plus bas)
Puisque la polémique est bien là (elle fait un "buzz" sur le net), parlons-en !
Orelsan soutient que ce n'est qu'une chanson. Mais on sait que les "mots" précèdent souvent les "maux" et incitent même à l'action chez certaines personnes fragiles qui prennent les mots à la lettre, comme un blanc-seing.
Sous prétexte de liberté d'expression, doit-on s'accommoder des dérapages verbaux incitant à la haine ?
Attendra-t-on qu'un écervelé et "fan d'Orelsan" prouve (par exemple par des écrits sur son blog comme récemment la fusillade de Colombine (USA) ou celle de Finlande) qu'il a décidé de passer à l'action pour réfléchir et surtout agir pour que "liberté d'expression" ne soit pas synonyme de "libertés" des plus forts sur les plus faibles ?
Le fabuliste La Fontaine, au XVIIe siècle, n'avait pourtant rien écrit d'autres.
Mais il faut dire que, quand on demande encore à ces jeunes qui était Hitler, on pourrait s'entendre répondre : "La Fontaine ? Connaît pas !"
Au-delà de la liberté d'expression, il y a d'abord la liberté de celles (et ceux) qui chaque jour en sont privés, n'ont le droit que de "fermer leur gueule" (pour parler comme certains fans d'Orelsan) et de faire "profil bas" pour ne pas déranger la boîte à fric des majors du show biz et de certains festivals qu'on aurait aimé plus regardants et responsables.
Caphi
> la webdromadaire de caphi (mon regard décalé, subjectif et citoyen sur l'identité et le sens en particulier à travers les Arts et les Sciences) > http://lawebdromadaire.over-blog.com
J'avais souhaité ne pas communiquer là-dessus avant d'avoir lues les réactions des uns et des autres.
Les présumés agresseurs ont été relâchés par la justice. C'est peut être parce que les faits ne sont pas avérés non?
Vous ne pouvez parler de discrimination homosexuelle en l'absence de preuve. L'enquête doit aboutir au moins à des poursuites judiciaires à défaut d'une condamnation. Or votre article ne montre rien de cela et ne semble pas donner de suite à l'affaire. Pardonnez moi de vous dire que vous parlez une fois encore dans le vent.
Quant à sos homophobie, c'est une association militante, communautaire, parti pris et non une institution fiable, neutre et indépendante. Aucun organisme ne viendra confirmer ces chiffres. C'est donc loin d'être une référence.
Petite info : le développement de lieux de culte n'est pas illégal en france.
Merci pour ce billet.
Dans ce cas précis, il y a une manquement de la Police, un laisser-aller coupable de "non assitance à personne[s] en danger". C'est la loi qui le dit.
On attend toujours des actes concrets de ceux qui nous dirigent et sont censés protéger les citoyen(ne)s fragiles ou "différent(e)s".
Bien à toi.
Caphi